Séjour en maison de retraite : un luxe pour les personnes âgées

Ces dernières années, le coût expansif du séjour en maison de retraite figure au centre des débats sur la vieillesse. Dans certains pays européens comme l’Allemagne, l’admission en résidence pour personnes âgée est tellement inabordable et les seniors choisissent de s’expatrier vers des pays de l’Europe de l’Est où le service est plus abordable : Slovaquie, République tchèque ou Pologne.

Le cas de la France

En son statut de directeur de la Maison de retraite départementale de l’Aisne (MRDA), de celle de Crépy et des Jardins du monde de Liesse-Notre-Dame, Jean-Luc Victor affirme que les moyens financiers figurent parmi les points essentiels de la rencontre avec les nouveaux pensionnaires. Pour toute nouvelle admission, la démarche consiste à évoquer le déroulement de la vie quotidienne dans la maison de retraite (services, repas, activités), effectuer une visite des lieux pour vérifier l’état des locaux et la propreté, et c’est seulement après ces étapes que la question d’argent est évoquée. D’après ses expériences dans le domaine, Jean-Luc Victor cite en exemple le cas des familles en quête d’hébergement d’urgence capables de payer très cher pour une place disponible de suite. Après quelques jours, ils effectuent des demandes de changement d’établissement à cause d’un problème d’argent. Pour vous donner un aperçu du montant du séjour en maison de retraite, Indépendance Royale s’est renseignée et le coût moyen est de 1 500 euros par mois dans toute la France. De son côté, le directeur confirme que pour 59,97 euros par jour, la MRDA dispose toujours de place libre tandis que les Jardins du monde à Liesse-Notre-Dame et Crépy ont une liste d’attente de plus de 10 personnes avec un séjour entre 48,12 et 54,20 euros par jour.

Des aides indispensables

Pour Jean-Luc Victor, les aides de l’Etat sont indispensables pour que les retraités puissent arriver à subvenir à leur besoins en maison de retraite. Dans les cas où la retraite ne suffit pas, les seniors sont obligés de vendre leur maison, miser sur une économie et même faire appel aux enfants.

Toulouse : comment prévenir les accidents domestiques ?

D’après les données statistiques, les accidents domestiques sont cinq fois plus mortels que ceux de la route. Pour combattre ce fléau, des toulousaines membres de l’association « Parle avec elles » ont fait appel à des spécialistes pour animer des ateliers de prévention dans le quartier de la Reynerie.

Présidente de l’association Calyxis, Catherine Sztal-Kutas figure parmi les experts qui ont sonné la cloche d’alarme sur les cas de 9 000 seniors qui meurent tous les ans à cause d’une chute. D’après elle, de simples précautions comme le fixage des tapis permettent d’éviter les drames. En citant les 20 000 décès par an en France, la spécialiste confirme que les accidents domestiques sont la première cause de mortalité accidentelle et avec les blessures graves, le chiffre atteint les onze millions. A noter que l’association Calyxis a été créée par des grandes mutuelles françaises pour mettre en place des actions de prévention dans toute l’Hexagone et dispose même d’un centre de recherches sur les accidents domestiques.

Deux catégories de victimes

Toujours d’après la spécialiste, les accidents de la vie courante concernent surtout les enfants de moins de 5 ans et les personnes âgées de plus de 65 ans et les cas les plus observés sont les chutes, les intoxications médicamenteuses ou par de petits objets, la suffocation, la noyade, la brûlure. Chez les seniors, Indépendance Royale déplore les cas aggravés par le retour à la mode du bricolage.

Une pédagogie adaptée

Selon son public, l’association Calyxis dispose de méthodes ludiques et pédagogiques pour sensibiliser au maximum les participants aux campagnes de prévention. Par exemple, les enfants ont pu évaluer les différents risques d’incendies provoquées par une simple cigarette tandis que les adultes ont étés mis à la place des petits dans une cuisine géante avec un four de deux mètres.

Retraités : s’amuser en croisières !

Très appréciées par les retraités, les croisières permettent de partir à la découverte du monde tout en ayant accès à des loisirs et des moments de détente. C’est aussi le meilleur moyen de lutter contre l’isolement et créer des relations. Pour attirer de nouvelles clientèles, les responsables des croisières misent actuellement sur des activités très tendances.

Une croisière pour les vacances

Devenues très abordables, les croisières vont désormais parties des rituels des vacanciers français. Chez Costa Croisières France, les 5,6 millions de voyageurs de 2011 étaient constitués de personnes âgées, des jeunes couples et de familles. D’après les données du Conseil européen de la croisière, au cours des dix dernières années, le prix de la croisière a largement diminué pour en arriver à un prix moyen de 800 euros par tête.

De nouvelles formules

Pour faire face à cette baisse du tarif estimée à 14% pour la saison 2012, les compagnies de croisière multiplient les thématiques plus chères et rentables comme les croisières gays avec navires relookés et discothèques géantes proposés sur Croisières de France. Parmi les autres thèmes proposés en périodes creuses figurent la gastronomie avec participation de grands chefs étoilés, la musique (nostalgies années 60 et 70, opéra, jazz…), le régime Dukan, le bien-être ou le cinéma.

Encore plus de luxe

Pour ceux qui veulent essayer d’autres façons de voguer, Indépendance Royale propose des voyages sans escale en compagnie de l’équipage qui permettent de s’initier à l’art de la navigation. Il existe aussi des formules très luxueuses avec espaces privées, service de conciergerie, majordome, restaurants et piscines privées.

Nancy : réduire la médication des seniors

Dans le cadre de son plan régional de santé, l’Agence régionale de santé ou ARS a effectué une première approche à Nancy le 28 novembre dernier. Pour les 5 années à venir, l’ARS a choisi la thématique du vieillissement de la population.

Maîtriser les traitements médicamenteux

Puisque la moitié des 20 000 patients pris en charge dans les 250 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Lorraine souffrent d’Alzheimer ou de maladies démentes, l’usage des neuroleptiques est fortement présent. Pour le docteur Bruno Fantino, directeur de la performance et de la gestion du risque, la fragilité des seniors est un syndrome qui coïncide à une réalité médicale et il est plus que temps de sensibiliser les spécialistes de la santé sur les risques liés à cette fragilité et faire en sorte de retarder la perte d’autonomie. Pour y arriver, l’ARS projette de mettre en place plusieurs rencontres départementales entre les professionnels libéraux, les pharmaciens et les employés des Ehpad.

D’après le docteur Bruno Fantino, le partage d’expérience est le but de ces rencontres dont le plus grand rendez-vous est une grande journée régionale prévue en 2013 pour faire le point sur les démarches innovantes comme les méthodes efficaces pour limiter la surexposition aux médicaments des seniors. Indépendance Royale confirme que 20% des hospitalisations des personnes âgées de plus de 80 ans ont un rapport avec les traitements médicamenteux et les accidents domestiques liés à la perte de vigilance.

Privilégier les autres approches

Dans le but d’instaurer la bientraitance, le docteur Fantino encourage les méthodes non médicamenteuses efficaces pour apaiser les patients. Il cite entre autres la médiation animale qui a fait ses preuves dans la lutte contre l’isolement et l’angoisse caractéristique des aînés ainsi que la réminiscence qui est une préoccupation éthique pour l’ARS car elle permet aux personnes qui n’ont plus leurs facultés cognitives de profiter des facultés affectives.

Une reconnaissance pour le vieillissement actif en France

A l’occasion de l’Année européenne 2012 du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle, László Andor, Commissaire européen chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion vient de procéder à la sélection des six gagnants du concours sur la promotion du vieillissement actif. Pour ce haut responsable, les 1300 participants ont su faire preuve d’engagement et de créativité dans la recherche de solutions pour améliorer la vision sociétale sur le vieillissement de la population.

Un premier prix pour la France

Avec leur association Ensemble2générations, Typhaine de Penfentenyo de France ont remporté le premier prix de la catégorie vieillissement actif en imaginant la parfaite relation intergénérationnelle avec son système de partage de logement entre les personnes âgées et les étudiants. En procédant ainsi, ils permettent aux seniors de lutter contre l’isolement et bénéficier des aides des étudiants. Pour ces derniers, le logement gratuit ou à prix abordable est toujours le bienvenu. Depuis sa création en 2009, Ensemble2générations a permis la mise en place de plus de 900 partenariats étudiant/seniors et d’une quinzaine de branches régionales dans toute la France. Indépendance Royale vous présente quelques uns des gagnants des autres catégories :

Les Rencontres intergénérationnelles dans des écoles  ont été remportées par le projet de voiture de course antigravité de l’école Huolin Koulu à Finlande.

Le Journalisme a été attribué au projet de reportage sur la coexistence entre la jeune génération et les seniors de quatre journalistes du Politiken de Danemark.

Dans la catégorie des réussites individuelles de toute une vie, Bruno Põder, Kersti Skovgaard de l’Estonie continue à faire son métier de chirurgien alors qu’il est actuellement âgé de 80 ans.

Enfin, la catégorie « Vers des environnements adaptés aux personnes âgées » a été donnée au Life-Long Living de Fredericia, Danemark. C’est un nouveau modèle d’interaction entre des citoyens âgés et les services sociaux locaux. Il est orienté sur une réhabilitation au quotidien.

Seniors : des GPS pour les victimes d’Alzheimer

La surveillance des personnes atteintes d’Alzheimer est importante pour éviter les égarements et les risques d’accidents mortels. Au Québec, la centrale de télésurveillance d’Info-Santé de Saguenay-Lac-Saint-Jean, rattachée à l’hôpital d’Alma, compte mettre en place un nouveau système de traçage des malades qui utilise les performances de la nouvelle technologie. Un appel d’offres vient d’être lancé pour la mise en place d’un système GPS intégré au bracelet ou au pendentif de quelques 1200 clients âgés de 75 ans en moyenne. Pour Chantale Ménard, coordonnatrice, ce nouvel outil permettrait de faciliter la localisation de la personne et activer rapidement les secours. En ce qui concerne les réglages personnalisés, la centrale compte instaurer par satellite un périmètre sécuritaire et un dépassement de la zone serait vite signalé : en 30 à 60 secondes, les surveillants peuvent contacter les personnes-ressources du malade et leur faire savoir l’emplacement exact de leur proche.

Un système de détection des chutes

Cet appareil est également doté d’un système qui permet de prévenir le personnel soignant en cas de chute. En effet, le choc produit lors de l’accident envoie un signal à l’appareil et active son alarme. Pour Indépendance Royale, cette technique accélère la prise en charge des personnes dépendantes qui sont souvent sujettes aux accidents domestiques.

Un essai concluant

Parmi les personnes observées par la centrale de télésurveillance d’Info-Santé, Marie-Laure Dassylva de Chicoutimi est âgée de 93 ans et après chacune de ses chutes graves, il lui a fallu appuyer plusieurs fois sur son bouton panique pour appeler le personnel soignant. Elle compte beaucoup sur ce nouveau procédé pour améliorer le système d’intervention.

Alimentation : des efforts à faire !

En collaboration avec l’Institut national de la consommation, l’Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses) a effectué un suivi de la teneur en sel des aliments. Dans son rapport publié le 9 novembre 2012, l’Anses affirme que les Français ont réussi à réduire leur consommation de sel mais il reste encore des efforts à faire avant d’atteindre les buts de la santé publique.

Depuis 2003, l’Anses analyse l’apport en sel d’une liste d’aliments et les résultats de l’étude ont démontré une baisse située entre 4% et 10%. : 4% sur 48 aliments partagés en 8 familles ou 10% sur l’ensemble des aliments. D’après toujours ce document, les trois quarts de nos apports journaliers en sel viennent des plats de fast-food et des aliments industriels comme les charcuteries, les fromages, les conserves, les potages en boîte ou en sachet, les plats cuisinés, le pain et les viennoiseries. Selon les explications des spécialistes, ce fait s’explique par les rôles du sel dans le rehaussement du goût et sa capacité à retenir l’eau des aliments et augmenter ainsi le poids des produits.

Des dommages irréparables

Pour Indépendance Royale, l’excès de sel est nocif pour l’organisme puisqu’il augmente le risque de maladies cardio-vasculaires, déclenche l’hypertension artérielle et favorise le cancer de l’estomac. En causant la fuite du calcium dans les urines, il aggrave également l’ostéoporose. Du côté des professionnels de la santé, le docteur Mina Khalili est néphrologue et certifie que le sel agit sur les artères en rendant rigides les vaisseaux sanguins et provoquer des problèmes d’hypertension. Elle met également en garde les diabétiques et les personnes âgées.

Pour réussir à diminuer la consommation de sel de la population à 8 g/jour chez les hommes adultes et 6,5 g/jour chez les femmes adultes et les enfants, l’Anses compte sur création d’actions complémentaires ou réglementaires pour la diminution du niveau de réduction des teneurs en sel des aliments transformés.

Alimentation : gros plan sur les nouvelles habitudes alimentaires des Français

Parmi les vielles traditions importantes pour les personnes âgées, le repas dominical est un moment de partage et de convivialité qui permet de goûter à des plats typiques qui font la fierté des terroirs. Depuis quelques temps, les nouvelles tendances ont réussi à effacer cette habitude.

Un pique-nique terroir branché

A Rouen, les terrasses des cafés sont investies par des bandes d’amis venus pour déguster du poulet rôti, une tranche de pâté ou des huîtres du marché. Ils n’ont besoin que d’une planche, d’un couteau et d’une bouteille pour parfaire leur repas. Pour les traiteurs de la rue Armand-Carrel, les clients sont très nombreux et il semble bien que les anciens repas en famille chez les parents ou les beaux-parents ne sont plus au goût du jour.

Un problème de génération

D’après Antoine Denomaison, caviste du cellier Saint-Marc, les repas de dimanche ne sont pas toujours appréciés par les jeunes tandis qu’une charcutière du Cochon qui dort confirme que les Français aiment toujours la cuisine traditionnelle mais ils ne disposent plus du temps nécessaire pour la préparation et la dégustation. Ainsi, les plats préparés et les portions individuelles conviennent mieux aux adeptes de l’individualisme.

Des affirmations contrées par une récente étude de l’Insee qui garantit qu’entre 1986 et 2010, les habitudes alimentaires des Français ont évolué car ils mettent 18 mn de moins à cuisiner mais accordent toujours 2 h 22 par jour pour se nourrir, soit 13 minutes de plus qu’en 1986. Enfin, Indépendance Royale confirme que les Français accordent beaucoup d’importance aux nouvelles tendances comme le plateau-télé (dîner devant l’écran) et le snacking (grignotage apprécié par 41% des jeunes de moins de 25 ans et 20% des personnes âgées).

Haute technologie : la robotique pour vaincre le handicap !

Le corps humain est un système complexe qui a toujours impressionné les scientifiques. Sans cesse à la recherche de perfection, ils trouvent toujours des méthodes et autres moyens efficaces pour vaincre les malformations et permettre aux personnes en situation de handicap de vivre comme les valides. Ainsi, il existe actuellement divers modèles de prothèses et implants bioniques capables d’imiter à la perfection les diverses fonctions du corps.

La cybernétique au service de la science

Pour un résultat optimal, les sciences biomédicales misent actuellement sur la cybernétique pour créer des prothèses intelligentes. Au tout début, les prothèses myoélectriques utilisaient la modulation de l’ouverture et de la fermeture de la main pour une préhension active des objets. Ainsi, la personne pouvait commander par la pensée sa prothèse et effectuer les gestes courants comme l’écriture, l’habillage, le jardinage et les travaux de bricolage. Aujourd’hui, les implants rétiniens et les implants cochléaires utilisent des micro-capteurs et des puces installés sur la rétine et le nerf auditif tandis que la transplantation de neurones cultivés sur des ensembles combinés d’électrodes et de puces électroniques à implanter est une interface bionique capable d’éviter une lésion de la moelle épinière afin de restaurer l’activité motrice d’un membre paralysé.

Chez les spécialistes en chirurgie, les robots sont devenus indispensables dans la recherche de précision lors des diagnostics et autres opérations effectuées à l’intérieur de l’organisme. A ce jour, les robots-chirurgiens ont étés présents dans 15% des opérations réalisées à travers le monde.

Une aide à domicile robotisée

Pour les personnes âgées, les malades isolés ou les personnes en situation de handicap, les robots peuvent être utiles pour pallier le manque de personnels soignants et l’absence de spécialistes à proximité en réalisant la distribution des médicaments, en lançant le système de vidéosurveillance et en perfectionnant la télémédecine (visioconférence avec le médecin traitant).

Enfin, pour les passionnés de robotique, Indépendance Royale propose l’exposition « Et l’Homme… créa le robot » visible au Musée des Arts et métiers, à Paris (3ème), du 30 octobre 2012 au 3 mars 2013.

Santé senior : le problème de l’accès aux soins soulevé par la Drees

Une étude comparative sur l’accès aux soins des personnes âgées de 70 ans et des 19-69 ans vient d’être réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), rattachée au ministère des Affaires sociales et de la Santé. Consacré aux professionnels de premier secours comme les médecins généralistes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes ainsi que l’hôpital, le document confirme que « l’accessibilité géographique aux soins des personnes âgées de 70 ans ou plus n’est pas plus faible que celle des adultes plus jeunes, qu’il s’agisse des soins de proximité ou des soins hospitaliers ».

Une réalité qui rassure Indépendance Royale puisque les visites chez les médecins généralistes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes libéraux sont de plus en plus fréquentes pour les aînés de 70 ans. En misant sur l’aspect théorique de leur étude, les auteurs de la recherche confirment que les septuagénaires ont tendance à multiplier leurs visites chez les personnels soignants car la fréquence est deux fois plus nombreuse chez le médecin généraliste, trois fois plus importante chez le masseur-kinésithérapeute et les estimations atteignent les treize fois chez l’infirmier.

L’impact de la mobilité réduite

Comparés aux personnes âgées de 19 à 69 ans, les septuagénaires préfèrent contacter les spécialistes de la santé installés près de chez eux. Cette recherche de la proximité s’explique en partie par les problèmes de mobilité réduite. En ce qui concerne les soins hospitaliers, les personnes âgées de 70 ans sont plus conscientes de leur état de santé et préfèrent multiplier les visites pour mieux se rassurer.